De retour du Pérou

David, créateur de voyages Amériques, rentre à peine d’un voyage au Pérou. Il y a effectué les derniers réglages avant le début de saison.

A la découverte de la côte péruvienne

C’était génial ! hormis les visites traditionnelles, hébergements, rencontres avec nos guides, j’ai voulu en savoir un peu plus sur ce magnifique désert qu’abrite le Pérou (et qui pour la seconde fois en 2014 verra passer le « Paris-Dakar »).

J’ai donc débuté mon voyage par la côte péruvienne et j’y ai découvert de vraies pépites :

Tout d’abord, le sud de la réserve de Paracas : là où la plupart des agences se contentent de visiter les îles Ballestas et leurs colonies d’otaries, plus au Sud, cette région côtière et désertique est réellement magnifique. On y évolue au milieu de milliers d’oiseaux et les paysages sont éblouissants, de par les couleurs irréelles des roches et du sable qui contrastent joyeusement avec l’azur et le turquoise du Pacifique. Nous vous proposons ici de magnifiques randonnées.

Plus loin, et toujours dans l’optique de découvrir les merveilles naturelles du pays tout en s’éloignant des sentiers battus, j’ai été ébloui par la beauté d’une autre exclusivité de clubaventure : l’Oasis de Morrón ! On est ici une fois de plus à l’écart des circuits touristiques et le désert côtier constitué d’immenses dunes nous réserve une surprise de taille : un bel oasis coincé au milieu des dunes et bordé de roseaux. Quoi rêver de mieux qu’une nuit sous tente en bordure de cette oasis où l’on peut se baigner avant de contempler les étoiles du ciel austral…

Vous retrouverez tous ces paysages de rêve et bien d’autres comme les glaciers de la Cordillère Blanche, la jungle amazonienne ou encore les montagnes sacrées qui abritent la forteresse du Machu Picchu dans notre nouveau voyage : « Merveilles naturelles au pays Inca : déserts, jungle, glaciers, côte Pacifique et Altiplano ».

Où le désert est source d’inspiration…

J’ai toujours adoré les déserts, et si j’ai pu découvrir les paysages magnifiques du désert d’altitude en Bolivie ou encore du désert d’Atacama au Chili, je n’ai pas eu la chance de découvrir le Sahara. Voici quelques notes inspirées par le lever du soleil sur ce désert de sable…

« Une à une, les Lumières s’éteignent : les Etoiles ferment les yeux en signe de respect et de réconfort. L’Horizon rougit de plaisir. Il le sait, la Terre va bientôt accoucher du Soleil. Le Désert, lui aussi s’agite. Si calme des heures durant, le voilà maintenant qui s’affole : le Vent se lève, le Sable tourbillonne comme si l’Aurore passait un dernier coup de balai avant le début du spectacle.

Tout est prêt. Le tapis de velours est en place. Doré, il s’illumine, réfléchissant de plus en plus les couleurs de l’Aube. Les tâches, que négligeant j’y avais laissées en y posant les pieds, ont été emportées par le Vent. Seule ma présence dans ce monde rose et bleu où l’on ne dénombre aucune âme, pourrait suggérer le sacrilège. Mais Il viendra et je L’attends.

Le Vent soufflait en rafales, la Terre haletait et ce fut comme un éclat sur le Sable. D’un coup, l’Air se figea. Mon cœur prit le relais. Une Lumière émergeait du Désert. On l’appellera INTI.

Tout doucement Il s’élève. Le paysage s’enflamme, ivre des ébats amoureux de l’Ombre sensuelle et de la Lumière enivrante. Des formes se créent, des reliefs émergent de l’oubli. La sagesse diaphane du Désert a disparu, laissant place à un impudique Océan houleux aux dunes élancées. Le spectacle est de toute beauté. Une douce tiédeur a remplacé le froid cadavérique de la pénombre antérieure, embaumant l’espace d’un voile de bien être.


M’étirant jusqu’à l’infini en cet instant de bonheur intense, plus rien ne m’est inaccessible. Voilà que l’extrémité de mes doigts se pose sur la peau d’une Dune dont plus de cent mètres me séparent. Du bout de l’ombre, je la caresse, léger comme un ange… , comme un fantôme…

L’étendue infinie du Désert est zébrée de traits parallèles convergeant vers le nouveau né que leur cachent Dunes, Rochers ou grains de Sables. Mais cette harmonie parfaite entre les choses et les Dieux s’effrite dès l’instant de sa création. A peine a-t-Il dépassé l’horizon que je me vois rétrécir. Ce bonheur dont mon corps s’absorbe, cupide, me file déjà entre les doigts. Mais comment faire pour me rendre compte, pour réaliser, ce que mes sens me suggèrent faute de pouvoir m’affirmer, cette jouissance, qu’égoïste je ne veux laisser s’évaporer sous le rayonnement criminel de son créateur ? Comment réaliser que tous les jours Il existe sans moi ? Comment accepter qu’à chaque instant, Il est là quelque part alors que je n’y suis pas ?

Dans sa course éperdue et apparemment éternelle, le Soleil jaillit sur la Terre. Le jour se lève, glissant d’Est en Ouest. Mais qui peut le suivre ?

Non loin de la laguna Morrón, Pérou, février 2012

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